les enjeux de l’action

Une réorganisation foncière à l’échelle d’un territoire doit impérativement répondre conjointement aux besoins locaux et aux demandes de la population pour pouvoir s’ancrer dans le temps et entrevoir les premiers résultats.
La gestion dans le temps et la possibilité d’être à l’écoute de la population sont donc des objectifs de base.
Il est donc indispensable de créer un outil dont l’objectif sera de réorganiser et structurer les terres en déprise pour former des unités viables afin de pouvoir intégrer de nouveaux agriculteurs mais aussi de prévoir sa gouvernance pour intégrer à la réflexion l’ensemble des forces vives locales.
Cet objectif ambitieux qui répond à un véritable enjeu d’avenir pourrait se décliner comme suit :

  1. Viser le moyen et le long terme,
    En imaginant les moyens d’une adaptation du vignoble par une mutation des délaissés viticoles vers des activités durables autour de l’alimentation humaine, dont la viticulture, en circuit court ou de la production d’énergie, l’ensemble pour une consommation la plus locale possible. (création de valeurs qui fructifient entre elles dans le territoire)
  2. Organiser pour accompagner la demande de la société nécessite de s’ancrer dans le local.
    L’élaboration et la construction d’une structure pour porter ce projet dans le moyen terme doit s’appuyer sur l’existant en premier lieu (associatif, coopératif, professionnel) mais doit intégrer pleinement l’ensemble des forces vives (collectivités) et la population dans toutes ses composantes et à toutes ses décisions afin que cette dernière adhère véritablement au projet.
  3. Adapter les outils et expérimenter.
    La création de cet outil nouveau pour coller aux objectifs doit s’accompagner de la possibilité de le réformer en permanence et donc de l’organiser.
    Le caractère « expérimental » donné à l’action et au projet sera utilisé pour l’analyse et la comparaison des résultats aux objectifs initiaux sur tous les plans (sociologique, environnemental, économique,…).

Apparaît ainsi clairement la raison d’être de notre projet :

mettre à disposition structures et méthodes dans un cadre coopératif pour permettre le rassemblement, la réflexion et l’organisation des acteurs du territoire Vignoble Nantais afin de faciliter l’installation de nouveaux producteurs au carrefour des terres disponibles et de la demande de biens alimentaires locaux de qualité.

Quel outil ?

L’outil expérimental, support du projet aura pour fonctions concrètes :

  • Structurer l’offre de foncier libre, le réorganiser par zones, rassembler les propriétaires qui lui loueront leurs terres.
  • Cultiver/préparer les terres, pour les rendre disponibles et intéressantes pour de nouveaux projets.
  • Identifier les besoins et préparer, via des groupes locaux, les possibilités de débouchés et l’accueil des porteurs de projets.

Concernant le statut juridique, S.C.I.C, A.F.A, S.C.E.A présentent chacune des potentialités et des impossibilités.
C’est la SCIC qui peut seule permettre à la fois le regroupement, la prise à bail et l’exploitation temporaire des parcelles et dans le même temps, l’association la plus large de partenaires, propriétaires, agriculteurs, associations, citoyens, salariés, collectivités territoriales, syndicats, chambre consulaire, etc. pour conduire ce projet dans une ouverture et une transparence totales.
La constitution d’une SCIC demande un peu de temps pour la réalisation du dossier administratif. Ajouter la volonté de mobiliser le plus grand nombre de partenaires et le projet se heurte à la réalité d’un besoin de concrétisation immédiat pour convaincre, en particulier les propriétaires de parcelles délaissées.
Le choix a donc été fait de proposer la constitution d’une association de préfiguration qui se transformera, à terme dans un statut coopératif de SCIC.